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Date de sortie : 23 Novembre 2011 (SF/Action-Américain)

Réalisateur : Andrew Niccol (Lord of War)

Avec : Justin Timberlake (The Social Network, Une nouvelle chance), Amanda Seyfried (Mama Mia, Jennifer's Body), Cillian Murphy (Inception , Batman Begins), Vincent Kartheiser (Mad Men), Olivia Wilde (Tron : l'héritage, Dr House), Johnny Galecki (Hanckok, The Big Bang Théory)

Synopsis :

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l'argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut "gagner" du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d'années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d'échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée. Plus que jamais, chaque minute compte.

Mon avis :

Ce film à une thématique très "SF réflexive", à travers la description d’un monde où l’humanité entière a été figée dans une jeunesse éternelle (la génétique a permis aux hommes de stopper leur vieillissement à 25 ans), à condition de "créditer" son corps de suffisamment de temps pour vivre… Chaque être humain possède en effet au bras une horloge à 13 chiffres, sorte de compte à rebours du moment de sa mort, que l’on peut recharger à loisir, ou plutôt en fonction de ses moyens, dans une société où le temps a littéralement remplacé l’argent : tout se monnaie en effet en temps, depuis le café du matin (4 minutes) jusqu’à la journée de salaire (environ 1 jour, en fonction de sa productivité)…

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Si l’on peut regretter que le cinéaste ne fouille pas plus avant les idées que pose le monde qu’il décrit, restant finalement souvent à la surface des choses, on ne peut cependant pas dire que « Time out » se révèle idéologiquement insignifiant, bien au contraire… En effet, la vision de cette humanité sans âge marquée sur son visage lance quelques pistes de réflexion, faisant notamment un rapprochement troublant avec la quête actuelle de la jeunesse permanente via la chirurgie esthétique, et, plus déconcertant encore, brouillant toutes les notions de liens familiaux, un parent et un enfant ayant l’air d’avoir le même âge… Mais le plus beau sujet du film demeure cette représentation sociale qui critique le libéralisme sauvage : une partie de l’humanité, très riche, accumule tranquillement les siècles d’existence sur les vies des masses laborieuses, sans cesse en train de courir après le temps qui leur reste, vivant au jour le jour, n’ayant généralement guère plus de 24h à la fois sur leur compte épargne temps !

On pourra en outre reprocher au cinéaste de nous emporter dans une intrigue assez classique et « chronométrée », comportant forcément ses étapes et ses épreuves plus ou moins attendues, n’empêche que le scénario fonctionne plutôt bien, au point de se laisser facilement entraîner dans la folle cavale du héros…

 

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"Time out " emprunte d’ailleurs pas mal à la série B, soignant cependant ses scènes d’action et ses effets spéciaux plutôt sobres et classieux, ce qui devrait ravir allègrement les amateurs ! Très sympa, d’ailleurs, le design de l’horloge marquée directement sur le bras de chaque être humain, et très sensuel, aussi, cette façon qu’a tout le monde de se toucher pour s’échanger du temps d’une horloge à une autre… Le héros, sorte de Robin des bois du futur, volant du temps aux riches pour le redistribuer aux plus pauvres, se révèle plutôt cool et cinégénique : géniale, la scène qui se répète au début et à la fin, où il doit courir vers quelqu’un sur le point d’être " arrêté" (en manque de temps) afin de vite pouvoir lui en donner… Si la mère succombe la première fois, la petite amie vivra forcément la seconde : rappel probable de la génération, comme une mise en garde sur l’ordre du temps et des choses… Reste enfin un avantage non négligeable dans un film où tous les personnages sont jeunes : un casting rudement appétissant ! Amanda Seyfried et Justin Timberlake sont très frais, Cillian Murphy plutôt cool, et on s’amuse même à retrouver Alex Pettyfer jouer les méchants rigolards et indéniablement sexy…

 

 

*Bande annonce*